Nous sommes tous maître de notre destin et devons nous prendre en mains

"Nous sommes tous maître de notre destin et devons nous prendre en mains et devons

nous extirper de certains carcans que la société et que ses protagonistes nous imposent..."

 

J’ai suivis ma scolarité dans un village ajoulot et ce fut un réel enfer chaque jours durant toute ma scolarité dans ce village y compris l’école enfantine. En effet, j’avais du surpoids et comme beaucoup d’enfants de ma condition, je pense, j’étais moquée et insultée chaque jour. J’ai eu droit à toutes les insultes possibles et inimaginables, à des coups et des fourberies de toutes sortes. De plus mes parents étant dans le commerce et habitant dans un village où tout le monde se jalouse les uns les autres, cela n’a pas aidé à atténuer la haine que les autres enfants avaient envers moi. Puis vint l’école seconde, un havre de paix, je le croyais. Malheureusement le cauchemar a continué car mes anciens camarades de classe n’ont pas changé de comportement et ont même incité mes nouveaux camarades à en faire de même dans ma nouvelle école. De plus j’étais (et je suis) une fille sensible et timide et ce ne fut donc pas difficile de me prendre comme bouc-émissaire, je ne ripostais pas, j’encaissais jourHarcelement scolaire 2s après jours. En primaire je n’allais presque pas en classe car je n’en pouvais plus, en secondaire c’était un peu plus difficile d’y pallier et personne, jamais, n’a essayé de m’aider. Oui, bien sûr, j’ai vu l’infirmière scolaire, car j’avais des problèmes, c’était moi et uniquement moi le problème ! Tout ce qu’elle a réussit à faire c’est de me comparer à son mari de 130kg ! Les profs en primaire comme en secondaire s’associaient aux élèves pour se moquer de moi, aucun d’eux n’a jamais essayé de m’aider et je trouve cela honteux ! Je leur en veux plus encore qu’aux enfants car ils étaient censés être pédagogues, ils n’ont fait qu’envenimer les choses en s’associant aux moqueries des élèves qui me harcelaient.


Puis j’ai perdu des kilos et commencé dans une nouvelle école, mais c’était trop tard le mal était fait, j’étais mal, renfermée, peu sûre de moi et faible. Les gens l’on bien vu, d’une part, on m’assimilait assez souvent au mouvement gothique, ce qui, pour moi, n’avait rien de dépriment mais me stimulait. Lorsqu’un de mes camarades de récréation s’est donné la mort, c’est moi que les instituteurs, institutions et autres parents d’élèves on accusée. Il faut toujours un bouc-émissaire, toujours. Ce furent des temps durs là aussi, des temps d’incompréhension, un cercle vicieux qui nous rattrape toujours. Je me suis donc renfermée sur moi-même jours après jours, je craignais les gens, je n’avais aucune confiance en moi, donc par conséquent je n’avais confiance en personne puisque j’avais l’impression que tout le monde profitait de ma faiblesse.

Aujourd’hui j’ai toujours cette même crainte des gens, j’ai toujours l’impression que l’on se moque de moi et je ne peux plus donner ma confiance à personne. Heureusement j’ai pu un peu remonter la pente, j’ai obtenu un Master of Arts en science du langage et de la communication et histoire de l’art l’année dernière alors que tous mes enseignants primaires et secondaires disaient que j’étais incompétente en plus d’être disgracieuse. Nous sommes tous maître de notre destin et devons nous prendre en mains et devons nous extirper de certains carcans que la société et que ses protagonistes nous imposent mais le spectre d’un passé hanté par le harcèlement scolaire donne matière à se battre doublement pour avoir une vie d’adulte plus ou moins équilibrée. Car comme tout le monde le sait c’est durant l’enfance et l’adolescence que l’être humain se forge et je pense que tout le monde a le droit d’avoir une vie d’adulte sereine, malheureusement ces harcèlements handicapent la vie sociale et provoquent des blessures qui peuvent parfois nous conduire à prendre des décisions douloureuses et nous donnent l’impression de ne pas avoir les même droits que les personnes qui nous ont persécutées rien que pour le plaisir de faire du mal à un être qu’ils ne veulent pas. Le harcèlement scolaire est le fruit de l’éducation et de l’intolérance des adultes

X240 kto

 

Merci pour ce témoignage.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×